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  • Andréanne Tessier inf

Installez-vous confortablement, mais pas trop.



Décidément l'anxiété a la cote actuellement, on en entend beaucoup parler. Principalement pour deux raisons: parce que les gens osent maintenant en parler, réalisant qu'ils sont loin d'être seul à vivre avec une problématique d'anxiété, et parce que de plus en plus de personne sont anxieuses. C'est comme le coronavirus au ralenti, ça se propage cette petite bête-là. (Mais non, ce n'est en rien contagieux et vous laver les mains régulièrement

n'y changera rien. Un petit ménage de méninges par contre... mais on y reviendra.) Je promets d'écrire prochainement sur l'anxiété, son origine, ce que ça mange en hiver et tout, mais aujourd'hui, j'ai envie de commencer par vous donner un truc pour vous prémunir contre l'anxiété ou pour commencer à lutter contre, si déjà elle s'est immiscé dans votre esprit.


Je suis maman. Et que ce soit avec ma fille de 2 ans ou mon garçon de 10, je leur apprends à affronter leurs peurs. Parce que la peur nourrit l'anxiété alors que d'affronter nos peurs confirme à notre cerveau qu'il n'y a pas de danger. C'est la raison pour laquelle on entend tant parler de la fameuse zone de confort. On a tous une zone de confort, plus ou moins douillette, où on évolue quotidiennement avec nos activités, nos comportements acquis, nos façons de faire. On s'y trouve confortable et en sécurité, un peu comme dans notre lit, bien au chaud blotti sous l'édredon. Autour de cette zone, se trouve la zone d'inconfort, lieu de tout ce qui nous sort de notre routine habituelle ou de ce en quoi on se sait compétent. Ce qui nous challenge mais qu'on peut affronter avec un peu de courage, comme le plancher de bois frais le matin avant de se rendre à nos pantoufles qu'on a oublié de l'autre côté de la pièce. Inconfortable, mais tolérable. Puis il y a la zone intolérable, celle qui se trouve hors de nos limites actuelles. Parce que oui, contrairement aux propos populaires de certains motivateurs, si vous êtes humain, vous avez des limites. Si en me levant de mon lit, je sors directement dehors en nuisette, les pied nus dans le banc de neige à -20°C, je porte atteinte à mon intégrité. J'ai des limites que je ne peux dépasser sans me nuire et je les respecte parce que je me respecte.


Et l'anxiété dans tout ça? L'anxiété, c'est le monstre sous le lit. Cette menace diffuse qui plane et m'empêche de déposer le pied sur le bois froid de peur de me faire attraper par le monstre caché sous le lit. Si on me questionne rationnellement, je sais que les monstres n'existent pas, je sais que j'ai de nombreuses fois posé mon pied hors du lit et que jamais un monstre ne m'a attaqué. Mais mon imagination, mon manque de confiance peut-être, me font tout de même douter de la présence de ce monstre. J'ai alors deux choix; oser sortir de ma zone de confort, ou m'y blottir encore plus serré. Si je me laisse envahir par cette peur, que je me mets à imaginer à quoi ressemble ce monstre et ce qu'il pourrait me faire si je fais ci, si ça, si... je risque de ramener mes couvertes sur le lit pour être certaine qu'il ne puisse pas tirer dessus et me faire toute petite, pour ne pas laisser dépasser un pied qui pourrait l'allécher. Alors je confirme à mon cerveau qu'il a raison de craindre le sol et le lendemain, je devrai peut-être trouvé une façon d'ériger une barricade parce que si il peut tirer les couvertes, il pourrait vouloir grimper!?! Alors dans ce monde incertain, ma zone de confort rétrécit, et ma liberté aussi. Mais si je choisis de poser mon pied sur le sol, je vais avoir un peu froid, je vais peut-être frissonner, mais rendu à mes pantoufles je serai de nouveau confortable et mon cerveau aura enregistré qu'il n'y a pas de danger à sortir du lit, parce qu'il n'y a pas de monstre sous les lits. Peut-être que le lendemain matin j'hésiterai à nouveau avant de sortir de mes couvertes, mais moins longtemps, parce que je

me souviendrai que lorsque j'ai osé poser le pied sur le plancher, il n'y a eu aucune attaque monstrueuse. Alors, tranquillement, ma zone de confort s'étendra à ma chambre et je pourrai envisager d'en sortir. Peut-être même de sortir dans la neige un jour, lorsque je me serai prémuni de bottes et d'un manteau. Mais pas tout suite, parce que le garde-robe est à côté de la porte et tout le monde sait que les monstres adorent les garde-robes!

À moins qu'ils ne soient comme les monstre du lit... que dans ma tête.



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